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<rdf:Description rdf:about="https://pierre-henry.org/items/show/198">
    <dcterms:title><![CDATA[Concert au sol et ténor en sous-sol]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Musique concrète]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[Henry, Pierre, 1927-2017]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA["[...] On a connu des gymkhanas automobiles ou motocyclistes. Voici une gymkhana électroacoustique. A défaut d'être sportive, l'oeuvre de Pierre Henry qui porte ce titre est d'une adresse singulière dans la création, le choix et le montage des sons. Quelle adresse ne faut-il pas, comme dans tout le reste de sa production d'ailleurs, pour parvenir à transposer, à traduire et à composer, avec cette virtuosité et cette rareté de matière sonore, les suggestions jaillies d'une imagination aussi extraordinairement riche que la sienne ! <br />Le bombardement lointain se rapproche et se transforme, une pulsation profonde s'installe à laquelle vient se superposer la continuité de trompes étranges, d'abord sombres trompes tibétaines, puis trompes de brouillard, puis trompes d'or éclatantes de lumière. L'audition devient peu à peu hallucinante. Il semble que derrière les oeufs géants on perçoive le chant lointain de crapauds eux aussi géants. La pulsation rythmique s'approfondit avec ce sens de l'ostinato que Pierre Henry trouve jusque dans les rythmes irrationnels. Des langues de feu passent en sifflant comme des feux follets malicieux. Des insectes fabuleux traversent l'espace, fendent l'air dans un souffle dur en faisant claquer la mécanique de leurs articulations etc., je renonce à répertorier les images nées de cette étrange audition d'une oeuvre remarquable où, loin de s'abandonner à un délire confus, Pierre Henry fait preuve d'une maîtrise étonnante dans la conduite d'une imagination déchaînée. Je me demande soudain si, tout compte fait, ce ne serait pas cela la musique qui conviendrait à Lautréamont, musique que l'on a souvent cherchée et avec des fortunes diverses. Après <em>le Voyage</em> et l<em>'Apocalypse de Jean</em>, <em>Gymkhana</em> me parait être une des réussites poétiques les plus envoutantes de Pierre Henry."<br /><em>Extrait de l'article, Le Figaro littéraire.</em>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Rostand, Claude]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[PHBR-00025<br />
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    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry - dossier n°2 - Malakoff]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Le Figaro littéraire]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[1970]]></dcterms:date>
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    <dcterms:coverage><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:coverage>
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