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<rdf:Description rdf:about="https://pierre-henry.org/items/show/292">
    <dcterms:title><![CDATA[La noire à soixante]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[Musique concrète]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>"L'extraordinaire pouvoir d'usure de la durée musicale peut émousser la valeur de chaque "tempo" d'une œuvre. En désintégrant 1 415 battements d'un métronome à soixante par intrusion de coups de tambour, d'impulsions électroniques, de froissements de roseaux et de chuintements vocaux, j'ai voulu donner une consistance réelle à une succession de durées strictement monophonique, composée de pulsations, d'éclatements et de cellules à comportement traditionnel. Cet essai de structuration subjective du temps n'est autre qu'un conditionnement rythmique à la mesure de chaque auditeur." <em>Pierre Henry, tapuscrit, 1961, Archives Pierre Henry.</em></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:description><![CDATA[<p>Notre matière sonore possède une particularité différente, la surface. La Noire à soixante peut ainsi apparaître comme un parcours dans l’espace, un parcours semé d’embûches, tantôt en terrain plat, tantôt en descente. Des oppositions de type géométrique créent l’illusion de la surface et du volume, du proche et du lointain. Ainsi cette œuvre qui peut paraître d’emblée située dans le temps, peut s’entendre dans l’espace. On a conscience quand on compose de disposer les sons à proximité de vous-même ou à des kilomètres. Certains représentent une épaisseur, d’autres une montée et un arrêt, puis une fuite. D’autres un barrage à l’horizon. Une sorte de géographie sonore, une nouvelle manière d’imaginer et de rendre perceptible cette musique. La Noire à soixante, œuvre d’espace-temps. La battue de métronome à 60 permet au temps d’exister de façon subjective. Cela procède néanmoins d’un jeu intelligent entre les vrais silences et les silences-sons. La Noire à soixante, œuvre intimiste et familière qu’on peut écouter à toutes les intensités.<br /><em>Pierre Henry, note de programme de la 3e Exposition acousmatique, « Pierre Henry », Centre Noroit, Arras, 1984.</em></p>]]></dcterms:description>
    <dcterms:creator><![CDATA[Henry, Pierre, 1927-2017]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, boites rouges PHBR-00002 (partition abstraite de &quot;Variations de durées&quot;, écrite en octobre 1951, pour un premier projet intitulé Le Mètre, le Mouvement et l&#039;Arrêt) ; PHBR-00012 ; PHBR-00014 ; PHBR-00019]]></dcterms:source>
    <dcterms:source><![CDATA[Fonds Pierre Henry, classeurs DONAUD1807_000058 ; DONAUD1807_000105 ; DONAUD1807_000107 ; DONAUD1807-230  ]]></dcterms:source>
    <dcterms:date><![CDATA[1961]]></dcterms:date>
    <dcterms:created><![CDATA[1963-06-25]]></dcterms:created>
    <dcterms:modified><![CDATA[Composé en mars et avril 1961]]></dcterms:modified>
    <dcterms:medium><![CDATA[Bande magnétique]]></dcterms:medium>
    <dcterms:language><![CDATA[fr]]></dcterms:language>
    <dcterms:identifier><![CDATA[http://pierre-henry.org/items/show/292]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:coverage><![CDATA[Paris (France)]]></dcterms:coverage>
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