Pierre Henry

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  • "... Musicalement, il s'agit de réaliser des mélanges spontanés de musiques électroacoustiques pré - enregistrées, avec des interventions de « musique perpétuelle et aléatoire fonctionnant automatiquement » et des sons électroniques faits en direct par Bernard Bonnier sur un « complexe générateur-modulateur d'impulsions et battements par Larsen électrique ». Un matériel considérable de sonorisation est employé, avec des possibilités de mixage et d'éclatement inouïes. Pierre Henry continue sa fuite en avant dans la boulimie sonore. Carolyn Carlson et ses danseurs, qui interviennent librement au milieu de ce déferlement, forment un centre pour l'attention. Le spectacle est à la hauteur de son titre, c'est, comme le dit Jean Cotte, « une orgie énorme... la bacchanale du décibel en goguette... la foire à la musicaille ! ».
        Jusqu'ici, son œuvre évoquait une nature stylisée, refaite en studio. Dans Enivrez-vous, il emploie d'authentiques sons naturels pris en extérieur, lors de ses voyages et ses vacances. Récupérant aussi des musiques traditionnelles du monde entier, les mélangeant et les multipliant, il fait la musique de toute la terre, de la terre vivante,  avec son humanité, ses tempêtes, ses couchers de soleil, ses villes exotiques, où se rassemblent des foules en cérémonie ou en liesse.
     Lui, qui se dit déçu par les voyages « vrais », se fait un voyage de sons à sa convenance, il recompose les civilisations et les paysages qu'il aimerait voir. Dans ce grand livre d'images, où l'on retrouve des saveurs et des odeurs d'enfance, tout Pierre Henry est là, avec de grandes cavalcades électroniques, des exercices gymniques pulsés par des sons die respiration, des continuums implacables. Et, pour la première fois, il fait un "retour aux sources" ; en reprenant des extraits de vieilles œuvres et de vieilles émissions de radio des années 50, il voyage dans le temps de sa création comme dans un espace désormais bouclé, refermé sur lui-même. C'est une première approche du Parcours-Cosmogonie de 1976."
    Collection Textes
  • Réalisé conjointement par le photographe norvégien Geir Egil Bergjord et Pierre Henry, ce livre invite à pénétrer dans la maison du quartier de Picpus à Paris où le compositeur s’est établi depuis 1971 et à parcourir pièce après pièce cet endroit magique, une « maison de sons » tout à la fois lieu de vie, laboratoire musical et atelier d’artiste. Sur tous les murs, dans les escaliers, la cuisine, la bibliothèque ou la chambre à coucher court une multitude d’objets et de « peintures concrètes », écho ou contrepoint plastique aux pièces sonores en gestation. Un univers.
    Collection Textes
  • Pierre Henry (1927-2017), pionnier des musiques électroniques, retrace l’ensemble de son œuvre dans ces entretiens menés par Franck Mallet entre 1995 et 2016 : des objets sonores de son enfance à la naissance de la musique concrète dans le Paris d’après-guerre, des premiers opus au succès de Messe pour le temps présent, sans compter ses innombrables collaborations avec des chorégraphes, cinéastes, écrivains, plasticiens... Explorateur insatiable de nouvelles sensations musicales, œuvrant nuit et jour sur ses consoles et dans le dédale de ses archives sonores pour faire vivre le son «éternellement», Pierre Henry laisse une marque indélébile dans l’histoire de la musique.
    Collection Textes
  • Le manuscrit original du Journal de mes sons, établi en 1979 d'après des entretiens avec Anne Rey, est paru une première fois en 1996 aux éditions Séguier. Il est réédité aux éditions Actes Sud en 2004.
    Collection Textes
  • Actualisant un ouvrage paru pour la première fois en 1980, cette nouvelle édition retrace plus de cinquante ans dans la carrière d'un des plus célèbres compositeurs français du siècle. Associé par le fondateur de la musique concrète, Pierre Schaeffer, aux premiers pas du genre, en 1949, Pierre Henry n'a cessé depuis de donner à cette musique un souffle et une ambition qu'on ne lui soupçonnait pas au départ, en construisant un ensemble colossal et varié d’œuvres qui continuent de toucher tous les publics et toutes les générations. Si ses collaborations avec Maurice Béjart (Le Voyage, La Messe pour le temps présent) ont aidé à faire connaître son nom, et s'il fut un des premiers musiciens (dès les années 60) à travailler avec des peintres et des plasticiens, il est aussi un créateur fécond d’œuvres pour le concert et le disque, qui n'hésitent pas à s'attaquer aux grands thèmes : la vie biologique, la mort, le sacré, la place de l'homme sur la terre , parfois en « collaboration » posthume avec Jean l'Evangéliste ou Victor Hugo, voire avec Beethoven. Il a aussi créé un « son » aussi personnel et reconnaissable que ceux des plus fameux musiciens de jazz, et imposé un univers d'une ampleur cosmique, un véritable monde où l'archaïque et le mythique côtoient le familier, et qui chante les émerveillements, les espoirs et les hantises de notre époque.
    Collection Textes
  • Ce catalogue de 396 pages est conçu de façon chronologique, par périodes et par studios. Il donne à voir, à travers les notices de chaque pièce et ses corollaires, la progression technique et le foisonnement créatif de cette recherche insatiable, source d'une œuvre ouverte et infinie.
    Le catalogue a reçu le Prix du Jury France Musique-Claude Samuel 2022.

    Sommaire
    Laurent Bayle : Pierre Henry
    Sabrina Valy : Ici commence le livre
    Cyrille Delhaye : Un répertoire d’œuvres et de sons
    Pierre Henry : Mes 263 titres de boucles préférées

    Avant 1949 1927–1949
    Studio d’essai 1949–1958
    Studio zéro 1958–1959
    Apsome 1 1959–1964
    Apsome 2 1964–1971
    Apsome 3 1971–1982
    Son/Ré 1982–1996
    Maison de sons 1996–2017

    Listes par genre
    Musique de ballet
    Musique de chambre et œuvres pour piano
    Œuvres de concert
    Musique composée pour le disque
    Musique pour catalogue dramatique et de stock
    Musique de film
    Films dont la bande sonore comprend des œuvres préexistantes de Pierre Henry
    Musique pour plasticien
    Musique publicitaire
    Musique radiophonique
    Musique de scène
    Musique urbaine
    Travaux alimentaires
    Ébauches et projets d’œuvres
    Index des œuvres
    Index des personnes
    Sources des textes
    Remerciements
    Collection Textes
  • Le projet n'ayant pas été accepté, Pierre Henry se console en assistant Olivier Messiaen dans la réalisation d'une étude de musique concrète d'après une partition de timbres et de durées, comme son titre l'indique. Les sons de base de Timbres-Durées étaient d'une part des percussions (tambour à corde, cymbale chinoise, tam-tam, wood-block, caisse claire frottée avec un balai, etc.) et d'autre part des jets d'eau dont l'auteur attendait beaucoup, et qui le déçurent rythmiquement. Cette déception racontée avec franchise par Messiaen, qui retira d'ailleurs de son catalogue ce qu'il appelait lui-même un «très modeste travail de rvthme », fut celle de beaucoup de musiciens d'écriture qui, comme Boulez ou Jean Barraqué, crurent trouver à l'époque dans la bande magnétique, découpable à merci, un moyen idéal pour réaliser leurs projets sériels. Or, le son fixé a ses lois, ses critères, qui se manient au niveau de l'oreille concrète, cette oreille différente de l'oreille musicale classique, et pour laquelle le haut-parleur n'est pas le simple équivalent d'un «monitor» ou d'un écran de télévision qui retransmet et diffuse, mais un écran de projection qui crée seul ou en orchestre, les lois de son propre espace. Cet espace, que nous appelons l'espace interne … est ici en effet partie intégrante de l'œuvre, les sons ne vivent pas indépendamment de lui. D'autre part, la façon dont dans cette musique les sons peuvent surgir à notre oreille derrière la membrane du haut-parleur est un effet spécifique que le compositeur de musique concrète doit prendre en compte.
    Collection Textes
  • ANTIPHONIE, 1951
    Toujours dans cette tendance d'un retour au papier à musique, il écrit la partition sérielle d'Antiphonie, une œuvre qui, elle, est réalisée peu après. Cette partition est faite «d'un schéma rigoureux, où les durées sont notées avec précision (en centimètres sur la partition). Deux séries de blocs sonores s'opposent à la façon de I'antiphonie du Moyen Age - d'une part des groupes formés de cellules - c'est-à-dire de courts motifs sonores - en renouvellement continuel; d'autre part, une série rigide de douze sons complexes de timbre, de durée, hauteur et ampleur dissemblables. Le tout est traité de manière systématiquement différente. [...] La construction d'Antiphonie est basée Sur des durées rythmiques en équivalence avec la nature du matériau employé. Chaque son traité a son silence complémentaire ».
    En clair, cette brève musique fait entendre un contrepoint, très lisible, entre une chaîne sonore de sons hétéroclites qui, collés les uns aux autres, forment une ligne brisée imprévisible et agitée, et, d'autre part, de brefs sons haletants, tombant à intervalles irréguliers, entre des silences également imprévisibles. Même s'il est impossible - comme pour toute œuvre sérielle - de suivre le jeu structurel qui a été la base de la partition, on est emporté par un mouvement spasmodique, sauvage, une espèce de swing irrationnel. Pour sa première utilisation systématique du magnétophone (les sons d'Orphée 51 étaient essentiellement des sons de tourne-disques repiqués sur bande), Pierre Henry a joué à fond de son principal apport : le montage. D'autant plus que la vitesse professionnelle de l'époque (76 cm par seconde), permettait, bien avant les « micro-échantillonnages» pratiqués sur l'ordinateur, de monter les sons en dessous même du seuil où l'oreille est à même de discerner deux phénomènes successifs. Mais ce qui rend Antiphonie très vivant, par opposition à d'autres études sérielles (comme Studie 1 de Stockhausen, faite à la même époque), c'est que son matériau sonore de base est très dynamique, il a une vie de son, il n'est pas un vague bruit impersonnel: et d'autre part. que ce jeu plutôt abstrait avec les durées est pulsé par l'utilisation du silence qui fait rebondir les sons, les magnétise et les charge, atomes éparpillés, d'une tension vivante. C'est une des premières œuvres où Pierre Henry manie systématiquement les rythmes irrationnels (d'une périodicité subtilement irrégulière), ce qu'il fera avec un art de plus en plus raffiné dans ses grandes «études rythmiques» des années 70.
    Collection Textes
  • Lionel Marchetti propose une lecture très personnelle, d'artiste à artiste, d'une œuvre phare de Pierre Henry, mystérieuse et improbable pierre monolithe dans son répertoire, suivant en une sorte de poème-récit de longue haleine les méandres des personnages sonores envisagés dans cette composition, eux-mêmes ouvrant subtilement à la poétique même de l'art de Pierre Henry, à travers laquelle Marchetti tente de dégager les spécificités du genre de la musique concrète.
    Date 2025
    Collection Textes
  • Nouvelle édition d'un texte essentiel de 1979 pour cerner la pensée de Pierre Henry : une biographie musicale au sens du journal intime et de l'autobiographie.
    Il s’agit d’un livre augmenté d’une écoute. Plus qu’une lecture, c’est aussi la version musicale de trente-cinq séquences du ‘Journal de mes sons’ , qui dans sa version française est lu par Florence Delay.
    Traduit en anglais pour la première fois par Christine North & John Dack.

    Date 2023
    Collection Textes
  • Présentée le 18 mars 1950 à Paris devant un public curieux et médusé, la Symphonie pour un homme seul de Pierre Schaeffer et Pierre Henry tient une place singulière dans l’histoire de la musique du XXe siècle. Œuvre fondatrice de la musique concrète, elle ouvre la voie à un nouveau type de musique, faite de bruits, de cris, de fragments de voix et d’instruments modifiés pour produire des sonorités inconnues. Pierre Schaeffer, ingénieur et homme de radio, veut transformer cet outil de transmission en un moyen d’expression ; Pierre Henry, élève de Nadia Boulanger et d’Olivier Messiaen, a le goût de l’expérimentation et une imagination fantasque. Cette œuvre composée à quatre mains, en cherchant à exprimer la « solitude de l’homme d’aujourd’hui, perdu dans la multitude », est marquée par l’existentialisme sartrien et le courant personnaliste d’Emmanuel Mounier. Dans cette première étude consacrée à cette Symphonie d’un nouveau type, l’auteur reconstruit sa genèse et situe l’œuvre dans son contexte, avant de l’analyser et d’en mesurer la portée, à travers notamment les chorégraphies de Maurice Béjart et Merce Cunningham.
    Date 2021
    Collection Textes
  • Texte inclus dans le livret du coffret Polyphonies
    Date 2017
    Collection Textes
  • Créé il y a quinze ans « chez lui 2 », dans sa « maison de sons », à Paris (2002), le Dracula électro de Pierre Henry se voulait comme un « film sonore » sans images, mais guidé par des souvenirs des films d’épouvante, en particulier ceux de Terence Fisher et « le Nosferatu de Murnau, subjugué par la splendeur de son noir et blanc et le mystère de ses intertitres. » Fidèle partenaire du sculpteur de sons, le Théâtre de l’Athénée a eu la bonne idée de l’associer à ses artistes en résidence, Le Balcon et son chef Maxime Pascal, tous deux pratiquant le son amplifié. Puisque l’orchestre de la Tétralogie de Wagner avait été sur-vitaminé par Pierre Henry pour Dracula, pourquoi ne pas proposer une version mixant l’original de la bande électroacoustique et un orchestre live, d’une vingtaine de musiciens ? Adapté par Othman Louati (compositeur) et Augustin Muller (réalisateur informatique), voilà donc Dracula qui change de main, ou plutôt de peau. Les coups de ciseaux dans la mélodie wagnérienne, comme les multiples procédés de transformation et d’altération chers au compositeur, mixés au fantastique des bruits de la nature (orage, pluie, cris d’animaux), se parent d’un nouvel habit, grâce à cet orchestre qui, toutes ailes déployées, soulève une harmonie robuste, rehaussée de percussion, d’un violoncelle et d’un piano. Beaucoup de poésie du côté des vents, qui s’évertuent à faire chanter le leitmotiv wagnérien tant bousculé, tandis que le son concret renforce le mystère, avec ses cris d’épouvante issus du Grand-Guignol et sa cohorte de grincements sinistres. Une fois encore, Maxime Pascal, grand ordonnateur de cette messe sauvage, triomphe au pupitre du Balcon qui, en réunissant au sein de son collectif des artistes venus d’horizons divers, se situe dans la descendance des Catalans de La Fura dels Baus. Ni Wagner ni Pierre Henry n’étaient trahis ce soir-là, bien au contraire… mais délicieusement vampirisés.
    Date 2017
    Collection Textes
  • Date 2016
    Collection Textes
  • Exercice d'admiration du compositeur Pierre Henry envers Stravinsky dans le magazine Marianne du 2 au 8 janvier 2015, page 26.
    Date 2015
    Collection Textes
  • Cher Pierre,
    J’ai enfin pu écouter « Fanfare et arc-en-ciel », et les deux mots qui me sont venus sont « beau » et « réjouissant ».
    Réjouissant car cette introduction en fanfare l’est réellement, réjouissante. Comme lorsque le générique démarre dans la salle obscure et que l’on est impatient que le film commence…
    Réjouissant car elle apporte le sourire, l’envie de connaître la suite, l’envie de vous suivre dans votre univers, dans vos inventions, dans votre liberté, dans votre humour discret aussi.
    Réjouissant car cette fanfare revient en respirations, en sous-texte, en ponctuations qui replacent l’écoute dans un champ où tout est possible…
    Réjouissant pour moi car cette ouverture me paraît idéale pour le projet de « Concert pour le temps présent ».
    J’aime aussi beaucoup l’introduction de la version longue, et c’est d’ailleurs l’occasion de vous dire que je vous trouve très juste dans vos choix pour la version longue et pour la version courte. Vous avez parfaitement compris ce qu’il nous fallait pour notre spectacle. Et votre maîtrise des permutations nécessaires de mouvements selon les versions est aussi impressionnante. « Beau », et c’est bien sûr l’essentiel, beau pour de multiples raisons.
    C’est une belle œuvre car elle établit un pont incroyable entre votre travail d’aujourd’hui, si actuel, si ancré dans le présent, voire visionnaire, et tout le travail de création de sons des années 50/60. C’est un plaisir incroyable de retrouver les larsen, les sons de piano préparé dans cette composition d’aujourd’hui. Comme une œuvre contemporaine jouée sur instruments anciens, pour le plaisir du timbre, inimitable.
    Beau car le découpage de votre composition, dans les deux versions, respire notre époque tout en atténuant ses défauts. Les mouvements sont à la fois courts, créent une dynamique d’écoute sans cesse renouvelée, tout en nous permettant de prendre le temps de rentrer dans vos matières sonores si riches.
    Un immense merci pour cette création double qui me stimule énormément pour la suite du projet. J’ai hâte de l’entendre sur un orchestre de haut-parleurs, hâte que vous nous la fassiez découvrir réellement à Metz au mois de mars prochain.
    Date 2014
    Collection Textes
  • Date 2013
    Collection Textes
  • Date 2012
    Collection Textes
  • Entretien avec Pierre Henry et article à l'occasion des "7 concerts exceptionnels de Pierre Henry" du 26 juillet au 1er août 2011, dans le cadre du Festival Paris Quartier d’été à l'église Saint-Eustache à Paris.
    Date 2011
    Collection Textes
  • Date 2011
    Collection Textes
  • Date 2010
    Collection Textes
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